Chariot manuel ou chariot électrique ?

Un chariot électrique ne fait pas baisser le score par magie : il économise l'énergie que vous dépensez à pousser, et cette énergie se voit sur la deuxième boucle. Voici comment trancher entre manuel et électrique, sans se laisser vendre des options inutiles.

Quatre questions avant de choisir

1. Quel relief jouez-vous le plus souvent ? Sur un parcours plat ou légèrement vallonné, n'importe quel modèle fait le travail. Dès que ça monte sérieusement, cherchez la fonction DHC (DownHill Control) : les roues restent entraînées par les moteurs et le chariot tient sa vitesse en descente, au lieu de partir tout seul et de vous obliger à le retenir. Sur certaines marques, le dessin des pneus trahit la présence du DHC : pneus lisses sans DHC, pneus à crampons avec.

2. Combien de fois par semaine jouez-vous 18 trous ? En dessous d'une fois par semaine, un bon chariot manuel à trois roues suffit largement. Au-delà — ou si le dos et les genoux vous rappellent à l'ordre — l'électrique se justifie vraiment.

3. Quelle place avez-vous dans le coffre ? C'est le critère qui fait le plus de déçus. Mesurez votre coffre avant de commander, et comparez avec les cotes plié annoncées. Certains modèles se replient à plat comme une valise, d'autres restent volumineux même repliés.

4. Que ferez-vous du chariot en vacances ? Il existe des modèles conçus pour voyager, suffisamment compacts pour partir en avion avec les clubs. Si vous ne voyagez jamais avec, ne payez pas pour cette caractéristique.

Chariot de golf manuel blanc à trois roues
Chariot manuel trois roues : rien à charger, rien à réparer, et il passe partout.
Chariot de golf électrique avec commande sur le guidon et batterie
Chariot électrique : commande au guidon, batterie lithium amovible, moteurs sur les roues arrière.

Manuel ou électrique : le comparatif

Chariot manuelChariot électrique
Poids à charger6 à 9 kg9 à 14 kg, batterie comprise
Terrain vallonnéVous poussez, et vous retenez en descenteConfort réel, à condition d'avoir le DHC
EntretienQuasi nulCharge après chaque partie, contrôle des roues
BudgetModéréNettement supérieur, batterie incluse
Idéal pour1 à 3 parcours par mois, terrain platJeu hebdomadaire, relief, dos fragile

La batterie, en pratique

Les chariots actuels sont livrés avec des batteries lithium : pas d'entretien particulier, plusieurs saisons de durée de vie, et un poids qui a beaucoup baissé. Les fabricants annoncent en général une capacité couvrant deux fois 18 trous ; certains proposent deux capacités, standard et longue autonomie, à choisir selon la longueur de vos journées.

Deux détails qui comptent au quotidien : pouvoir retirer la batterie chariot replié (sinon il faut tout déplier dans le garage pour la recharger), et disposer d'un indicateur de charge lisible.

Rechargez la batterie après la partie, pas la veille de la suivante. Une batterie lithium n'aime pas rester à plat, et c'est la première cause de perte d'autonomie prématurée. En hiver, une charge complète tous les deux mois suffit à la garder en forme.

Options : lesquelles servent vraiment

Le GPS intégré et la télécommande sont les deux options les plus visibles. La télécommande est agréable sur un parcours large ; sur un tracé étroit et pentu, vous reprendrez le guidon la moitié du temps. Le GPS intégré fait doublon si vous avez déjà une montre ou un télémètre.

Les accessoires qui rendent service tous les jours sont plus terre-à-terre : porte-carte de score, porte-parapluie, porte-boisson et housse de transport. Ils sont vendus séparément chez la plupart des marques — voir accessoires pour chariots.

Ce qu'il faut retenir

  • Relief marqué = DHC obligatoire, sinon le chariot vous tire vers le bas à chaque descente.
  • Mesurez votre coffre avant d'acheter : c'est la première cause de regret.
  • Électrique à partir d'un 18 trous par semaine, ou en cas de problèmes de dos et de genoux.
  • Batterie amovible chariot replié : un détail qui change la routine de recharge.

Les deux familles sont classées séparément : chariots manuels et chariots électriques.